AFRICA STAR

AFRICASTAR,


LE JURY 2008


Des artistes et des professionnels renommés...

LE   JURY   2008 , AFRICASTAR SAISON I

LE JURY AFRICA STAR 2008 , SAISON I


Biographie du Jury permanent pour l'édition AFRICA STAR 2008, SAISON I


Chorégraphe : BERNARD D. LEBEAU

DANSEUR de formation Jazz, Modern, et Afro caribéenne, Bernard LEBEAU a étudié la danse à Paris dans différents centres (Salle Pleyel, Paris centre, Harmonic, Le Marais). Il poursuit sa formation avec des stages de danses urbaines et autres à Londres (Pineapple), New-York (Broadway dance center) et Los Angeles (Edge).

Bernard évolue depuis des années dans le milieu chorégraphique et musical, le spectacle vivant, l’audiovisuel, la coordination artistique, la direction artistique et dans l’événementiel.
Ce qui lui permet de parfaire son art à travers le monde et de se nourrir de cet échange culturel, grâce notamment aux différentes tournées effectuées en Asie, Europe, USA…

A l’heure actuelle, Bernard officie dans les catégories suivantes:

Chorégraphe : pour des concerts (Kassav, Joelle Ursull, …), cinéma (Les poupées russes – C. KLAPISH), défilés de mode (Nike, Kway…), émissions de variété (TF1, France 2…), shows coiffure (Célianthe), conventions.

Coach : pour différents artistes, comédiens (Romain Duris, Lou Doillon…), chanteurs (Sinclair, Julie Zenatti…), mannequins…

Chanteur choriste : pour des artistes de variété, émissions de variété, enregistrement d’albums, soirées privées, conventions…

Bernard LEBEAU est enchanté de participer à cette aventure, et attends le premier Prime avec impatience.

Chanteuse : Annie Flore Batchiellilys : "la différence en partage"


Annie Flore Batchiellilys, chanteuse gabonaise, est une figure emblématique de la scène live dans son pays. Elle puise dans la richesse culturelle du Gabon pour créer une musique moderne et ouverte au monde.
Annie Flore Batchiellilys est née à Tchibanga (sud-ouest du Gabon) le 10 avril 1967. Elle a passé son enfance aux côtés de sa grand-mère qui lui a transmis le goût du chant alors qu’elle pensait s’orienter vers la mécanique automobile. Cette femme mariée, mère de trois enfants, est une inlassable combattante de l’authenticité et de la diversité. A quelques jours de son concert à l’Olympia, Annie Flore Batchiellilys a voulu se prêter à nos questions.

Avant son concert à Paris, à l’Olympia, le 21 janvier 2008, elle a accordé une interview à Afrik.com.

Afrik.com : Vous allez monter bientôt sur le podium de cette salle mythique qu’est l’Olympia réaliser le rêve de la plupart des chanteurs africains, quel sentiment avez-vous à l’orée de cet événement ?

Annie Flore Batchiellilys : Pour moi, l’Olympia est surtout un cri. Dans notre milieu professionnel et partout ailleurs, on constate malheureusement que la différence et la diversité n’ont plus de place. Au Gabon, on a coutume de dire que si tu n’as pas un parent riche, toutes les portes te seront verrouillées. J’ai envie de montrer que tout est possible à condition de croire en ce qu’on fait et de se mettre ensemble avec les autres. L’unité est une force et la volonté transporte à des hauteurs sublimes. Comme je l’ai souvent dit dans mes chansons, la diversité est une chance. Je vais à l’Olympia pour partager ma différence, ma culture, mon pays et surtout mes rencontres. Je veux que les gens viennent découvrir ce que nous sommes, l’Olympia sera un grand moment de partage.
Afrik.com : avez-vous reçu des soutiens pour la préparation de ce concert ?
Annie Flore Batchiellilys : Oui, énormément. J’ai reçu beaucoup d’aide. Les choses ne sont pas toujours faciles mais la foi est extraordinaire. Dieu met toujours sur notre chemin des gens pour nous soutenir, des gens qui croient en nos rêves. Il est difficile de se réaliser seul. Un grand merci à tous ceux qui m’apportent le souffle pour continuer ma carrière.
Afrik.com : Vous parlez du partage et du don à l’occasion de ce concert, peut-on savoir ce que vous avez dans votre panier pour le public qui viendra vous découvrir ?
Annie Flore Batchiellilys : Dans mon panier, il y a d’ abord mon essentiel, ma culture, mon pays. J’irai en Vert-Jaune-Bleu. Ensuite j’ai une équipe cosmopolite qui travaille avec moi depuis plus de dix ans, nous irons ensemble montrer aux yeux du monde que la diversité et la différence sont de grandes richesses.

 

Biographie du Jury occasionnel de l'édition AFRICA STAR 2008

Chef d’Orchestre, Boncana Maïga: « J’aimerais créer un orchestre symphonique africain »


L’arrangeur vedette africain se confie à Afrik

On ne présente plus Boncana Maïga en matière de musique africaine. Si ce n’est que le père du groupe panafricain de salsa, Africando, est le plus célèbre des arrangeurs du continent. Le musicien malien, fort de dix ans de conservatoire à Cuba, défend la noblesse de l’art musical. Lui, qui a appris à lire et à écrire la musique, travaille à créer un orchestre symphonique africain pour conserver et transmettre la musique du continent aux générations futures.

Ecrire un concerto africain. Telle est, aujourd’hui, l’ambition de Boncana Maïga, l’un des meilleurs arrangeurs africains ou, du moins, le plus célèbre. Le musicien malien, qui fut l’un des premiers Africains à faire ses études à Cuba dans les années 60, aura appris, en dix ans de conservatoire, à écrire et à lire la musique, à l’époque où l’Afrique était quasiment analphabète en la matière. Une expérience qu’il aimerait mettre au service du continent en mettant la musique africaine sur partition pour une œuvre symphonique.
Afrik : Peut-on vous présenter comme le meilleur arrangeur d’Afrique ?
Boncana Maïga :Je ne dirais pas ça. Simplement, je fais partie des musiciens qui ont eu la chance d’étudier la musique. Cela m’offre certaines possibilités dans l’écriture musicale et une autre vision de la musique. Je me sens aussi à l’aise dans la salsa, que dans le reggae ou la musique africaine.
Afrik : C’est à Cuba que vous avez appris la musique cubaine ?
Boncana Maïga : On ne va pas à Cuba pour étudier la musique cubaine. On va à Cuba pour étudier la musique tout court. Le solfège. Après cela, on choisit d’apprendre un instrument monophonique ou polyphonique. C’est comme cela que j’ai appris à jouer de la flûte, mais aussi de la guitare et du piano.
Afrik : Vous avez sorti des albums en tant qu’artiste, vous êtes très prisé pour vos qualités d’arrangeur. Comment vous définir ?
Boncana Maïga : Etre arrangeur est une branche de la musique, tout comme être flûtiste ou guitariste. Je suis un musicien avant tout. Etre arrangeur, c’est un don que vous cultivez avec des professeurs spécialisés dans ce domaine, et c’est ce que j’ai fait à Cuba. Un arrangement ça vient du fond de soi, de l’imagination. Pour arranger un morceau, il faut imaginer quelque chose qui n’existe pas pour accompagner une voix.
Afrik : Les Cubains connaissaient-ils la musique africaine ?
Boncana Maïga : Il y a plein d’arrangeurs à Cuba, mais dans leur domaine. Les Cubains connaissaient la musique en général mais ils n’avaient jamais entendu certaines mélodies africaines et en particulier mandingues. J’ai eu l’occasion d’échanger avec les musiciens cubains, surtout au niveau des arrangements.
Afrik : A l’inverse des Africains, les Cubains mettent la musique sur partition. N’y a-t-il pas eu un choc de culture dans vos échanges ?
Boncana Maïga : Il n’y a pas eu de choc car la musique cubaine est à base de syncopes et de ternaires. L’Africain est né dans le ternaire et dans les syncopes. Pour nous, ce sont des choses qu’on avait l’habitude d’entendre en Afrique, mais on ne savait pas les écrire. On les faisait à l’oreille, mais on ne savait pas les mettre sur papier pour les analyser.
Afrik : La musique africaine, du moins dans son approche éducative, n’a-t-elle pas stagné par rapport à la musique cubaine ?
Boncana Maïga : La musique africaine a stagné. La musique cubaine est un mélange de nos rythmes africains, travaillé scientifiquement. Nous nous sommes peut être dit que nous avions ça dans le sang et nous nous sommes reposés sur nos lauriers. Tout ce que les Cubains font nous l’avons en Afrique. Mais les choses changent. Il existe, heureusement, dans la génération actuelle, de nombreux artistes africains qui savent lire la musique. L’Afrique n’est plus analphabète dans ce domaine.
Afrik : Quel regard jetez-vous sur la musique africaine actuelle ?
Boncana Maïga : Si on prend l’exemple de la musique congolaise, qui est très symptomatique, je trouve qu’il est dommage que nous n’ayons plus cette génération de musiciens comme ceux de l’African Jazz, de Tabu Ley, de Franco, qui faisait rêver et danser les Congolais. Dans la production actuelle, cela me gène de voir de grands chanteurs qui refusent de chanter. Ils font plus du « spectacle-musique » que de la chanson. Il y a beaucoup de caisse claire et d’animations. Beaucoup d’animateurs sont des vedettes qui ne savent pas chanter. Mais il y a des gens qui aiment cette musique d’ambiance. Si je ne partage pas cette vision de la musique, je respecte le travail de chacun.
Afrik : La musique est pour beaucoup en Afrique un nouvel Eldorado, à l’image du sport. Qu’en pensez-vous?
Boncana Maïga : Il y a des gens qui ont de la chance, qui font des disques sans avoir vraiment appris la musique et qui deviennent des stars. Mais il y a plusieurs exemples de réussite. Il faut pouvoir vivre de son art quand on a 20 ans et vivre de son art quand on a 70 ans. Les gens pensent que la musique est une porte de sortie quand on a échoué dans les études. La musique est un métier comme la médecine ou l’agronomie. Et quand on apprend bien son art on peut vivre de son métier. C’est ce que je peux donner comme conseil à chacun.
Afrik : Vous êtes le créateur du groupe Africando. Comment est née cette grande aventure ?
Boncana Maïga : J’ai crée Africando en 1992. Après Cuba, j’ai laissé tomber la salsa, je voulais travailler dans la musique africaine. Mais je voulais développer un concept musical basé sur des musiciens africains qui savaient chanter la salsa. Je voulais remettre dans le circuit ceux qui chantaient la salsa pendant les années de l’indépendance et qui avaient été écartés par les autres musiques à la mode, comme le zouk. L’idée était de les faire chanter dans leur langue pour faire de la musique cubaine (la salsa est une appellation un peu trop.


Mannequin : BODJONA Diane Médéwa Somié

Née le 27 Mai 1983 à Lomé (TOGO)
Nationalité : Togolaise
Taille et Poids : 1m 75 et 52 kg
Profession : Mannequin

PARCOURS PROFESSIONNELS
- 2000 à 2006 : FIMA (Festival de la Mode Africaine au Niger)
- Célébration 2000 : Avec la maison de textile (Woodin Togo)
- 10 ans d’Anniversaire du styliste (Pepita D en collaboration avec (Garo Hasbanian)
- Racine and Gospel à Cotonou au (Bénin) 2005
- SIMOD au Sénégal (Dakar) 2005 – SIAO Burkina – Faso
- Golden Show au Ghana (Accra) 2007 et toujours en 2007 (Fima Urbain A Niamey au Niger).
- 2008 Alokpa (Concours des jeunes stylistes venant des 4 côtés de l’Afrique) qui se passe après chaque 2 ans à Lomé au Togo.


Producteur & manageur : José DA SILVA


Interview de José DA SILVA le producteur de LUSAFRICA
Si aujourd'hui Cesaria Evora est connue dans le monde entier, ses chansons illuminent les salons et les salles de concert d'une douce lumière. Un homme s'est acharné et s'est ruiné pour la produire et faire que son talent s'exprime au grand jour et soit apprécié du grand public.
Capdiscovery a tenu à rencontrer ce personnage aussi attachant que passionné d'une sympathie rare.
CD : Qui est José da Silva ?
JDS : Je suis un français d'origine capverdienne, mes parents sont originaires de l'île de Santiago, mais moi, je suis né au Cap Vert et j'ai grandi à Dakar jusqu'à l'age de 13 ans
CD : Pourquoi la France et la musique capverdienne ?
JDS : La France est un pays que j'apprécie et je m'y sens bien. Je suis arrivé en 1973 en provenance de dakar. J'ai continué mes études tout en continuant à fréquenter les potes de Dakar qui étaient pour la plupart des musiciens en herbes(Boy Gé Mendes, Cabral, Manu Lima etc...) J'étais aussi passionné de musique et c'est tout naturellement que mes choix se sont orientés vers la musique capverdienne complètement inconnue en France.
CD : Après les trépidantes Coladeiras de Sun of Cap et de Cabo Verde Show, pourquoi Cesaria et sa Morna ?
JDS : Sun of Cap a été un moment important de ma vie, c'est le groupe de mes débuts ; tout d'abord comme musicien puis comme manager. Nous avions crée ce groupe avec des potes de l'association capverdienne Samba ; d'autres musiciens nous ont rejoints par la suite. J'ai parcouru la France, le Luxembourg, le Pays Bas , le Portugal et d'autres pays pour distribuer les 2000 vinyls que nous avions édités. Par la force des choses et les difficultés, j'ai acquis une certaine expérience de la production et du management de groupe.
CD : Et Cabo Verde Show ?
JDS : J'ai beaucoup appris avec ce groupe qui était composé de musiciens très talentueux. Ce groupe était très apprécié dans le milieu capverdien et aussi afro-antillais. D'une certaine façon, le style Cabo Verde Show a contribué à posé les premières bases du Zouk de Kassav.
CD : Ah bon ?
JDS : Oui, les arrangements, les instruments, la rythmique des musiques de Cabo Verde Show ont probablement influencé Jacob Desvarieux qui était à l'époque Ingénieur du son dans le studio où l'on travaillait pour les arrangements et l'amélioration du style caractéristique à Cabo Verde Show. Avec le groupe nous n'avions pas pu trouver les appuis suffisants pour éclater. Kassav a beaucoup mieux réussi son envol.
CD : On dit de vous que vous êtes celui qui a réinventé la Morna de Cesaria.
JDS : Non, je ne crois pas. Car la Morna a ses bases bien ancrées, même si il y a des variantes dans le choix des instruments. On la retrouve parfois sans violon, avec la clarinette ; son style a très peu changé depuis les Mornas de B.Leza qui est un peu notre référence à tous.
CD : Pourtant le dernier album de Cesaria qui à mon avis est une véritable réussite a bien évolué par rapport aux deux premiers albums.
JDS : Oui c'est un peu vrai, avec cesaria, nous recherchons sans cesse des nouvelles sonorités sans toucher à son style. Avec sa voie, nous devons travailler l'acoustique pour faire ressortir cette petite émotion, ce timbre de voie qui la caractérise. Nous sommes à son service, Nous faisons le maximun pour être à sa hauteur. Après tout c'est elle la reine.
CD : Quelles sont vos projets futurs ?
JDS : Nous recherchons des nouveaux talents, et nous explorons des sons nouveaux. Faire de Lusafrica le premier label de world music.
CD : Joli programme ! Quelle est selon vous l'évolution naturelle de la musique capverdienne.
JDS : Je crois que la musique capverdienne évolue avec la recherche de nouvelles sonorites sans pour autant changer de style. Avec Cesaria qui chante des Mornas et des coladeiras, son style se bonifie des sons teintés d'horizons cubaines, portoricaine, brésilienne, etc... Mais la musique capverdienne, c'est aussi d'autres groupes moins connu mais très populaires aux Cap Vert comme Ferro Gaita, Code di Dona, Zeca di nha Reinalda etc...
José DA SILVA est Managing Director à Lusafrica, la maison de production de Cesaria Evora et de nombreux artistes capverdiens en vogue.
Né à Praia, de parents capverdiens, il a vécu dans le milieu capverdien jusqu'à l'age de 13 ans avant de s'envoler pour paris et la France en 1973.
Après des débuts difficiles, il est maintenant à la tête de Lusafrica, une petite société de production d'une dizaine d'employés et d'un Label que bien des majors aimeraient lui ravir.


Producteur /Composition : EDGAR YONKEU

Producteur, auteur compositeur et arrangeur, le Camerounais Edgar Yonkeu a l’art de déceler, chez les artistes, la petite étincelle qui fait d’eux des stars. Raison pour laquelle il est très sollicité par les grandes voix de la chanson africaine et antillaise.

C’est en tant que chanteur musicien qu’Edgar Yonkeu a été propulsé dans le show-biz africain à partir d’Abidjan. Aujourd’hui, l’homme a retrouvé sa vraie casquette, celle de musicien, arrangeur et producteur.

Edgar Yonkeu a pratiqué la musique très tôt. Il a fait son premier album, à 19 ans, grâce à une production de son compatriote Jacky Toto.

Fils d’un directeur de l’Ecole Normale Supérieure du Cameroun et d’une mère professeur de lycée à la retraite, Edgar aurait pu enseigner aussi les Mathématiques dans une grande école. Mais il a préféré s’engager dans la musique. Et cela lui réussit fort bien avec ses concepts musicaux décapants. Quand Edgar n’arrange pas les artistes, c’est derrière sa console de mixages qu’il crée des sons ou des chansons qu’il leur prête pour leur grand bonheur.